Né à Stockton en Californie, Daniel Goleman est diplômé du Amherst College. Il a également étudié à Harvard et a obtenu un doctorat en psychologie clinique et en développement de la personnalité. Il est depuis lors l’un des plus grands spécialistes de l’intelligence émotionnelle et donne des conférences dans le monde entier.

C’est en toute humilité que je vous décris ici, les 6 leçons que j’ai tirées de son livre « L’intelligence émotionnelle ».

Les émotions sont nécessaires à notre survie

Nos émotions sont aussi indispensables que notre motricité. Nous jouons un rôle actif ou/passif dans notre environnement immédiat. Nous parlons, marchons, saisissons des objets, etc… Nos émotions nous guident quant au comportement à adopter face aux éléments présents dans notre environnement.

Quel est le rôle de nos différentes émotions ?

  • La peur
  • La joie
  • La tristesse
  • La colère

La peur :

La peur se déclenche lorsque nous percevons un stimuli extérieur (image, bruit) que nous interprétons comme un danger. Notre cerveau libère de l’adrénaline.

En général, la peur paralyse et inhibe toute réaction de notre part. Son rôle essentiel est donc de nous protéger face au danger.

  • La joie

La joie nous met en éphorie. Le cerveau libère de la dopamine et nous procure un sentiment de bien-être.

  • La tristesse

Elle nous permet de prendre conscience que nous avons subi une perte. Notre premier réflexe est de nous isoler. Cela nous permet de faire notre deuil et de pouvoir aller de l’avant.

  • La colère

Lorsqu’une situation engendre en nous de la frustration, nous devenons en colère. Elle nous permet d’exprimer notre désaccord et de nous défendre physiquement ou verbalement.

Le corps se nourrit de nos émotions

Il faut savoir que chaque émotion entraine un changement physiologique qui nous permet de faire face à la situation qui l’a provoquée.

Par exemple, lorsque nous sommes en colère, le rythme cardiaque augmente et le sang afflue en quantité vers les mains. Ainsi nous sommes prêts à nous défendre.

Par ailleurs, les émotions négatives peuvent nous rendre malades ou entraîner un handicap temporaire ou permanent. Les personnes colériques sont plus susceptibles d’avoir des problèmes cardiaques que les autres.

La tristesse peut entraîner une forte dépression chez la personne qui la subit.

C’est pour cette raisons qu’il est important d’identifier nos émotions afin de les comprendre pour mieux les gérer.

La raison se nourrit de nos émotions

Daniel Goleman a remarqué que nos décisions sont guidées par nos émotions non par notre esprit rationnel. Aussi, les personnes colériques n’arrivent pas à donner des explications rationnelles à leur comportement néfaste.

En effet, notre cerveau est divisé en deux parties :

  • Le cerveau émotionnel, siège de nos émotions
  • Et le cerveau rationnel, siège de notre raison

Le cerveau émotionnel est constitué notamment du système limbique, de l’amygdale, de l’hypothalamus. Le cerveau rationnel a son siège au niveau du cortex cérébral.

Lorsque nos deux cerveaux travaillent en synergie, nous sommes des êtres capables de reconnaître, de comprendre et maîtriser nos propres émotions et celles des autres.

Vous noterez que les personnes qui manquent d’intelligence émotionnelle :

  • Blâment les autres pour les réactions qu’ils provoquent chez eux
  • Stressent facilement
  • Se vexent facilement
  • Jugent rapidement les autres etc…

L’intelligence émotionnelle est une compétence que nous pouvons améliorer tout au long de notre vie pour apprendre à :

  • Identifier notre état émotionnel et celui des autres
  • Comprendre le déroulement naturel des émotions
  • Raisonner sur nos propres émotions et celles des autres
  • Gérer nos émotions et celles des autres.

Comprendre nos émotions est indispensable

Avant de comprendre nos émotions, il faut apprendre à les identifier et à les nommer. Par exemple, lorsque vous devez prendre la parole en public et que vos mains deviennent moites, vous savez qu’il s’agit du trac, de la peur.

Cette peur se manifeste très fortement lorsque nous ne sommes pas habitués à prendre la parole. Le cerveau perçoit que nous ne sommes pas à l’aise d’où son envie de nous protéger de cette situation inconfortable.

Identifier et prendre en compte notre peur de parler en public nous permet de ne pas agir de façon irrationnelle. Par exemple, prendre la fuite devant une telle situation.

Ce qu’il faut faire, c’est enrichir notre vocabulaire émotionnel afin de pouvoir nommer chaque émotion que nous éprouvons. La prochaine étape est d’identifier le message qu’elle essaie de nous transmettre.

Comprendre les émotions des autres est indispensable

Une fois que nous avons franchie l’étape de l’identification de nos propres émotions, il nous sera beaucoup plus facile d’identifier celles des autres.

Chaque émotion ressentie, est déclenchée par un stimuli extérieur. Ce stimuli va déclencher une réaction physiologique qui va se manifester physiquement.

Les émotions les plus fréquentes sont :

  • La peur
  • La joie
  • Et la colère

Lorsque votre interlocuteur en fait l’expérience, vous pouvez facilement les identifier grâce à son regard, sa posture et sa respiration.

Exemple : Chez une personne en colère, ses membres se raidissent, il fait les gros yeux, ses mâchoires sont serrées et ses traits sont déformés.

Face à une telle situation, le mieux est d’identifier le stimuli qui engendre cette peur et de le remplacer par un autre. La solution la plus efficace, est de garder son calme et de ne rien dire.

Notre réussite est indifférente à notre QI

Que ce soit au travail ou à la maison, la qualité des relations que nous créons et entretenons avec les autres dépend de notre intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle nous permet d’adopter les valeurs qui correspondent à nos objectifs. Ainsi, lorsque certaines situations se présentent à nous, nous adoptons le comportement le mieux adapté.

L’intelligence émotionnelle nous dote de l’empathie nécessaire pour mieux communiquer avec les autres et de résoudre les conflits. C’est une qualité très recherchée dans le milieu professionnel.

Par exemple, face à une personne qui ne nous respecte pas, nous savons exactement comment faire pour que son attitude change à notre égard. Et si cela n’est pas possible, nous nous en séparons. C’est ça l’intelligence émotionnelle. 

L’intelligence émotionnelle est différente de notre quotient intellectuel qui se limite à résoudre les problèmes techniques auxquels nous sommes confrontés.

Par exemple : Un manager doit être doté d’une forte intelligence émotionnelle pour pouvoir mieux gérer ses équipes. Cela signifie qu’il sait écouter ses salariés et comprend ce qu’ils ressentent. Aussi, sa maîtrise de lui-même lui permet de mieux gérer les conflits au travail et d’atteindre des résultats collectifs et individuels exceptionnels.

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