Résumé du livre, L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman.
Selon Aristote « Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus. »

Les faits divers sont nombreux à être révélés dans les journaux :

· La violence faite aux femmes par leurs conjoints

· La maltraitance infantile

· Les accidents d’avion ou de voiture

· La violence faite au travail (harcèlement sexuel ou harcèlement moral…).

Tous les jours nous constatons la violence collective ou individuelle qui règne dans les pays, les écoles voire dans les familles. Cela nous désole tous. Ce sont des actes que nous condamnons.L’auteur de ce livre, Daniel Goleman, fit le même constat. C’est pour cette raison qu’il s’est servi de ses talents en psychologie pour étudier ce phénomène afin d’y apporter les explications scientifiques ainsi que les solutions pratiques pour y remédier.C’est en toute humilité que je vous décris ici, les 6 leçons que j’ai tirées du livre « L’intelligence émotionnelle » de Daniel Goleman.


1.Les émotions sont nécessaires à notre survie

2.Le corps se nourrit de nos émotions

3.La raison se nourrit de nos émotions

4.Comprendre nos émotions est indispensable

5.Comprendre les émotions des autres est indispensable

6.La réussite est indifférente à notre QI


1.Les émotions sont nécessaires à notre survie

Nos émotions sont aussi indispensables que notre motricité. Nous jouons un rôle actif ou/passif dans notre environnement immédiat. Nous parlons, marchons, saisissons des objets, etc… Nos émotions nous guident quant au comportement à adopter face aux éléments présents dans notre environnement.


Quel est le rôle de nos différentes émotions ?

· La peur

· La joie

· La tristesse

· La colère

La peur :

La peur se déclenche lorsque nous percevons un stimulus extérieur (image, bruit) que nous interprétons comme un danger. Notre cerveau libère de l’adrénaline.En général, la peur paralyse et inhibe toute réaction de notre part. Son rôle essentiel est donc de nous protéger face au danger.

· La joie

La joie nous met en euphorie. Le cerveau libère de la dopamine et nous procure un sentiment de bien-être.

· La tristesse

Elle nous permet de prendre conscience que nous avons subi une perte. Notre premier réflexe est de nous isoler. Cela nous permet de faire notre deuil et de pouvoir aller de l’avant.

· La colère

Lorsqu’une situation engendre en nous de la frustration, nous devenons en colère. Elle nous permet d’exprimer notre désaccord et de nous défendre physiquement ou verbalement.

2.Le corps se nourrit de nos émotions

Il faut savoir que chaque émotion entraîne un changement physiologique qui nous permet de faire face à la situation qui l’a provoquée.Par exemple, lorsque nous sommes en colère, le rythme cardiaque augmente et le sang afflue en quantité vers les mains. Ainsi nous sommes prêts à nous défendre.Par ailleurs, les émotions négatives peuvent nous rendre malades ou entraîner un handicap temporaire ou permanent. Les personnes colériques sont plus susceptibles d’avoir des problèmes cardiaques que les autres.La tristesse peut entraîner une forte dépression chez la personne qui la subit.C’est pour cette raison qu’il est important d’identifier nos émotions afin de les comprendre pour mieux les gérer.

3.La raison se nourrit de nos émotions

Daniel Goleman a remarqué que nos décisions sont guidées par nos émotions non par notre esprit rationnel. C’est pour cette raison que les personnes colériques n’arrivent pas à donner des explications rationnelles à leur comportement néfaste.En effet, notre cerveau est divisé en deux parties :

· Le cerveau émotionnel, siège de nos émotions

· Et le cerveau rationnel, siège de notre raison

Le cerveau émotionnel est constitué notamment du système limbique, de l’amygdale, de l’hypothalamus. Le cerveau rationnel a son siège au niveau du cortex cérébral.Lorsque nos deux cerveaux travaillent en synergie, nous sommes des êtres capables de reconnaître, de comprendre et maîtriser nos propres émotions et de composer avec les émotions des autres personnes.

Aussi, les personnes qui manquent d’intelligence émotionnelle :

– Blâment les autres pour les réactions qu’ils provoquent chez eux

– Stressent facilement

– Se vexent facilement- Jugent rapidement les autres etc…

L’intelligence émotionnelle est une compétence que nous pouvons améliorer tout au long de notre vie pour apprendre à :

– Identifier notre état émotionnel et celui des autres

– Comprendre le déroulement naturel des émotions- Raisonner sur nos propres émotions et celles des autres

– Gérer nos émotions et celles des autres.

4.Comprendre nos émotions est indispensable

Avant de comprendre nos émotions, il faut apprendre à les identifier et à les nommer. Par exemple, lorsque vous devez prendre la parole en public et que vos mains deviennent moites, vous savez qu’il s’agit du trac, de la peur.Cette peur se manifeste très fortement lorsque nous ne sommes pas habitués à prendre la parole. Le cerveau perçoit que nous ne sommes pas à l’aise d’où son envie de nous protéger de cette situation inconfortable.Identifier et prendre en compte notre peur de parler en public nous permet de ne pas agir de façon irrationnelle. Par exemple, prendre la fuite devant une telle situation.Ce qu’il faut faire, c’est enrichir notre vocabulaire émotionnel afin de pouvoir nommer chaque émotion que nous éprouvons. La prochaine étape est d’identifier le message qu’elle essaie de nous transmettre.

5.Comprendre les émotions des autres est indispensable

Une fois que nous avons franchi l’étape de l’identification de nos propres émotions, il nous sera beaucoup plus facile d’identifier celles des autres.Chaque émotion ressentie est déclenchée par un stimulus extérieur. Ce stimulus va déclencher une réaction physiologique qui va se manifester physiquement.Les émotions les plus fréquentes sont :- La peur- La joie- Et la colère

Lorsque votre interlocuteur en fait l’expérience, vous pouvez facilement les identifier grâce à son regard, sa posture et sa respiration.Exemple : Chez une personne en colère, ses membres se raidissent, il fait les gros yeux, ses mâchoires sont serrées et ses traits sont déformés.Face à une telle situation, le mieux est d’identifier le stimulus qui engendre cette peur et de le remplacer par un autre. La solution la plus efficace, est de garder son calme et de ne rien dire.

6.Notre réussite est indifférente à notre QI

La qualité des relations que nous créons et entretenons avec les autres dépend de notre intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle nous permet d’adopter les valeurs qui correspondent à nos objectifs.

Ainsi, lorsque certaines situations se présentent à nous, nous adoptons le comportement le mieux adapté.L’intelligence émotionnelle nous dote de l’empathie nécessaire pour mieux communiquer avec les autres et de résoudre les conflits.

Par exemple, face à une personne qui ne nous respecte pas, nous savons exactement comment faire pour que son attitude change à notre égard. Et si cela n’est pas possible, nous nous en séparons. C’est ça l’intelligence émotionnelle.

L’intelligence émotionnelle est différente de notre quotient intellectuel qui se limite à résoudre les problèmes techniques auxquels nous sommes confrontés.

Par exemple : Un manager doit être doté d’une forte intelligence émotionnelle pour pouvoir mieux gérer ses équipes. Cela signifie qu’il sait écouter ses salariés et comprend ce qu’ils ressentent. Aussi, sa maîtrise de lui-même lui permet de mieux gérer les conflits au travail et d’atteindre des résultats collectifs et individuels exceptionnels.

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